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Dimanche 2 mars 2008

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A l’initiative de l’Agence française pour le développement et le ministère français des Affaires étrangères, plusieurs chercheur-es dressent dans cet ouvrage un état des lieux de la prise en compte des hommes et des femmes dans les actions de développement du secteur de l'eau et de l'assainissement. Basé sur les expériences de la coopération française, il examine, dans un premier temps, les évolutions majeures survenues depuis les années 1970 en matière tant de rencontres internationales, de recherche, de terminologie que d'approches spécifiques visant à intégrer le genre dans les processus de développement.

Il propose ensuite une description de la répartition "traditionnelle" des pouvoirs entre les groupes sociaux dans les sociétés africaines, selon des critères d'âge, d'ethnie, de statut, de religion et de genre, et des évolutions en cours depuis quelques décennies liées à des facteurs économiques, sociaux et culturels. La troisième partie analyse les perceptions, connaissances et pratiques des usagers, et plus spécifiquement des usagères. Puis, l'étude expose la manière dont les différents types d'usager-es sont pris en compte, et ce à tous les stades des projets hydrauliques. La dernière partie définit ce qu'est une approche par la demande, et présente les différentes méthodes destinées à l'évaluer.

Ce travail s'achève sur des recommandations élaborées par le MAE et l'AFD, ayant pour objectif une implication effective de l'ensemble des usager-es dans la gestion de l'eau et de l'assainissement.
Auteur-es : Allély D., Drevet-Dabbous O., Etienne J., Francis J., Morel A L’Huissier A., Chappé P., Verdelhan Cayre G.

[fr] Genre, eau et développement durable, Expériences de la coopération française en Afrique subsaharienne,&#8232;pS-Eau, AFD, Ministère des Affaires Etrangères, Banque Mondiale, Collection Etudes et Travaux, Editi (62 hits)

par Patrick IBAN
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Samedi 1 mars 2008

 

 

Le festival transfrontalier Kayes, Médine,Tambacounda du 14 au 17 Février a vu la participation des Ministres Sénégalais et Malien et un plateau culturel d’artistes des deux régions, notamment les cantatrices Maliennes Kandia Koité et Ma Sakho n°1, Mariama Sakiliba, et Mbaye Dièye Faye, le percusionniste du Super Etoile.

Après Sénédébou et Bakel, Mme Alice Dakouo, l’initiatrice des journées culturelles touristiques, est revenu pour un festival inter-Etat Kayes-Médine-Tambacounda. Ces trois localités ont quelque chose en commun. Elles possèdent des Forts, vestiges de la pénétration Française et le soutien au comptoir commercial. Cette dame passionnée par la valorisation des sites et monuments historiques, a exprimé son amour pour ce passé glorieux, trait d’union entre les peuples.

La première édition des Journées Touristiques et Culturelles de Kayes-Médine a permis le brassage des cultures et de faire revivre l’histoire à travers les manifestations culturelles et des spectacles « son et lumière ».

Les populations de la région ont fait revivre les us et coutumes des khassonkés, des Peulhs, des Maures et des Bambaras et le clou des cérémonies était sans ambages la prestation des forgerons, des griots, mais surtout les Dossos (chasseurs).

Médine, au cœur du Khasso, baigne dans le fleuve Sénégal. Rendu célèbre par le Fort construit par Faidherbe et commandé par Paul Holl. Et le siège de 97 jours d’El hadji Omar Tall en 1957, Médine illustre la gloire des héros africains et commémore l’histoire d’un passé commun à l’Afrique et la France.

A Médine Khasso, à 12 Km de Kayes, la première région du Mali, dans la commune de Hawa Dembaya, livre ses secrets. La tradition orale reste vivace. Les traces et les écrits confirment. Médine, conjuguée au passé comme au présent, laisse apparaître un lieu chargé d’histoire, de confrontations, de résistances et d’échanges entre les peuples. Le Sénégal et le Mali se partagent ce patrimoine qui a vu la naissance d’illustres fils comme Lamine Coura Guèye, ancien Président de l’Assemblée Nationale du Sénégal, Abdou Sarr qui s’est révélé comme le plus jeune instituteur de l’AOF sorti de la première école du Mali.

Tête de pont pour la conquête du vaste terroir compris entre le bassin du Sénégal et du Niger, la construction du Fort fut suivie de celle d’un chapelet d’autres ouvrages militaires du Nioro du Sahel, de Kita, de Kondou, de Bamako.

Ces ouvrages marquent l’avancée des Français dans la conquête de ce qui deviendra plus tard le Soudan Français.

La première édition a eu lieu en février 2005 à Kayes, c’était déjà pour renforcer les liens entre les deux villes, Kayes et Tambacounda qui se ressemblent. Enclavées qu’elles sont par rapport à leur capitale régionale, elles ont une histoire commune avec la fédération du Mali qui a uni les deux pays, le Sénégal et le Mali de 1959 à 1960 selon Mme Gueguen .

Elles ont un tourisme complémentaire, elles ont des richesses culturelles, patrimoniales et naturelles communes.

Le festival a pour objectif de promouvoir un nouveau produit dans un circuit touristique inter- Etats qui est en train de naître pour les sénégalais, les Maliens, les touristes européens, américains et tous les autres. L’occasion est mise à profit pour faire la promotion d’artistes, de jeunes talents dans les domaines de la musique, du chant, de la danse comme Diwandji, entre autres, avec un accent particulier sur les talentueux artistes peintre, sculpteurs, bijoutiers, tisserands, femmes teinturières et potières.

La connexion est trouvée avec des artistes en France avec la signature d’un partenariat pour des échanges culturels avec l’un des plus grands festivals européen, le « festival des vieilles charrues » en Bretagne. Le théâtre est a l’honneur au cours de ce festival pour sensibiliser les jeunes sur la nécessité de prendre en charge l’Afrique .

 

Pape Demba SIDIBE


Vu sur le site http://www.lesoleil.sn
par Patrick IBAN publié dans : ARTS ET CULTURES
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Lundi 25 février 2008
« L'Afrique n’a pas besoin d’être aidée ou assistée, elle a surtout besoin d’être considérée ».
Cheikh Tidiane Diop

Cheikh Tidiane Diop : « l’Afrique en attente »
 «  L’Afrique en attente  » L’Harmattan 2006, de Cheikh Tidiane DIOP

L’auteur de cet ouvrage magnifique est Cheikh Tidiane DIOP. Né au Sénégal, diplômé des Universités de Dakar, de Bourgogne et de Franche-Comté, il est titulaire d’un DESS en Gestion et Politiques Urbaines et d’un Master en Analyse et Gestion des Politiques Sociales, il prépare actuellement un Doctorat dont la problématique porte sur « les alternatives au modèle occidental de développement ».

Le continent africain serait en « faillite ». Ce constat rapide réalisé par de nombreux commentateurs ne résiste pas à l’analyse car l’hypothèse de l’échec des Africains participe d’un mépris ethnocentrique et traduit une vision latente dans l’inconscient de certains intellectuels : celle d’une Afrique dépendante et incapable de prendre son destin en main. Cette vision dans l’histoire des études consacrées à l’Afrique, tire sa substance dans les récits peu objectifs des explorateurs-conquérants et continue de rencontrer un succès foudroyant au XXIème siècle en raison d’une prétendue marginalisation du continent.
Une certaine littérature touristique, les médias, les agences de presse continuent de propager une image peu valorisante de l’Afrique, image faite de catastrophes, de famines, d’êtres pitoyables, affligés de maladies et se trouvant dans l’incapacité absolue. Ces observations rapides, superficielles et sensationnelles sont relayées par les organisations humanitaires qui se plaisent à sensibiliser l’opinion des nations nanties tout en faisant leur business sur la misère des malheureux africains. Convaincus que l’Afrique va ainsi, on occulte cette autre Afrique possible. Comment l’Afrique peut s’ouvrir au monde sans s’enfermer dans de nouveaux schémas de dépendance ? Comment surmonter les paradoxes de la mondialisation et parvenir à la définition d’un autre modèle de développement pour nos sociétés ?

Ce livre se donne comme objectif de rompre avec la tendance de l’afro-pessimisme triomphant pour fournir les bases d’une nouvelle vision aux élites politiques et intellectuelles africaines mais également à tout ceux qui s’intéressent objectivement à l’Afrique.

L’auteur de « l’Afrique en Attente ? » exhorte les Africains à regarder ce qui se passe dans le reste du monde pour comprendre que leur salut ne pourra venir que d’eux mêmes. Une nouvelle génération d’élites africaines devra relever le défi des Droits Humains et de la Paix sur le continent afin de garantir des espaces sûrs pouvant refaire de l’Afrique un partenaire fiable. Dans la nouvelle configuration géopolitique du monde, l’Afrique est appelée à jouer un rôle prépondérant en s’instituant dans un cadre unitaire comme un pôle de puissance.
 
par Patrick IBAN publié dans : REFLEXIONS SUR LA SOCIETE
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Lundi 25 février 2008

Sur les 50 pays les plus pauvres du monde, classés selon l’indicateur de développement humain (IDH) du PNUD, 33 sont situés en Afrique subsaharienne. 

Malnutrition, pauvreté, illetrisme, situation sanitaire désastreuse... le continent est la première victime du creusement des inégalités dans le monde. Si de 1960 à 1980, les pays d’Afrique ont enregistré des progrès sensibles en matière de développement économique et social, ces progrès se sont ralentis, notamment du fait des effets désastreux des plans d’ajustement structurel menés par les institutions financières internationales.

Sources : World Resources Institute (WRI), Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), Banque mondiale, Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE).

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par Patrick IBAN publié dans : REFLEXIONS SUR LA SOCIETE
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Samedi 23 février 2008

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35 degrés à l’ombre, un soleil de plomb, on l’envierait presque, Jacquito ! Alors non, notre régisseur technique et artistique n’est pas parti en vacances. Mais le veinard vient de s’envoler au Mali, pour apporter son aide à l’organisation du Festival de Kayes Médine Tamba, dans le cadre d’un partenariat avec Les Vieilles Charrues. Il nous fait partager ses aventures africaines en nous envoyant son carnet de bord et quelques photos. Dépaysement garanti !

Les Vieilles Charrues a choisi de soutenir l'organisation du Festival International de Kayes Médine Tamba qui a eu lieu du jeudi 14 au 17 février au Mali et au Sénégal. Proche de l'organisation depuis un peu plus d'un an, l'association bretonne a cette année financé le voyage et l'intervention de l'un des régisseurs techniques du plus grand festival français de plein air. Celui-ci a travaillé trois semaines durant avec les équipes locales pour le montage de l'ensemble de la manifestation.

« Inch Allah, la célèbre expression prend tout son sens en Afrique », nous disait Jacques Guillerm, alias Jacquito, régisseur technique et artistique du Festival Les Vieilles Charrues, avant de s'envoler pour le Mali, le 30 janvier dernier. Notre ami sous-entendait dans ce clin d'oeil amical qu'il y aurait beaucoup de travail sur place et que les conditions de travail ne seraient pas tout à fait les mêmes que sur le festival des Vieilles Charrues ou que sur les Mondes Solidaires.

Un an après avoir effectué un repérage complet et livré un « audit organisationnel» sur la précédente édition, Jacquito a accepté de mettre toute son expérience (plus de 20 ans dans le monde du spectacle) au service du 4e Festival de Kayes Médine Tamba.

A l'origine de ce partenariat, on trouve l'association finistérienne Solidarité Dar El Salam, membre de la grande famille des bénévoles du Festival des Vieilles Charrues. Le collectif oeuvre en effet pour aider le village sénagalais Dar El Salam et a permis ce rapprochement entre les Vieilles Charrues et le festival sénégalo-malien.

Au fil de son voyage, Jacquito nous a livré régulièrement ses impressions en forme de carnet de route. Nous avons suivi ainsi avec lui tout l'histoire de cette 4e édition d'un festival dont la programmation propose de nombreuses découvertes musicales et artistiques !

Ainsi, sur le net : du texte, des photos, du soleil et une aventure humaine passionnante ! Rendez-vous sur LE BLOG et sur le site officiel de l'association www.vieillescharrues.asso.fr.


Le Festival des Mondes solidaires est mort, faute de soutiens concrets et réels.  Vivent de nouveaux festivals pour de nouveaux publics.
par Patrick IBAN
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Dimanche 27 janvier 2008

80_hommes_pour_changer_le_mondeSuite aux commentaires de François Albert Gandon et Greg sur cette note, j'avais noté le titre de cet ouvrage dans un coin de ma tête mais sans suite.
Et voilà, le temps a passé et j'ai enfin acheté et lu 80 Hommes pour changer le Monde de Sylvain Darnil et Mathieu Le Roux.

Pour ceux qui ne connaissent pas le livre, il s'agit d'un tour du monde d'entrepreneurs sociaux (hommes et femmes) qui ont réalisé des projets bons pour les Hommes et la planète tout en étant parfaitement rentables, preuve que le développement durable est un secteur porteur et prometteur.

Des exemples ont été piochés sur les 5 continents et l'ouvrage aborde les thèmes de l'agriculture durable, l'architecture bioclimatique, la biodiversité, le commerce équitable, l'éco-design, l'écologie industrielle, l'éducation, l'énergie renouvelable, la gestion des déchets, la micro-finance, les ONG, la responsabilité sociale et environnementale, la santé, le transport et l'urbanisme.

Certains récits sont véritablement surprenants et le livre dans son ensemble donne l'envie de faire bouger les choses pour contribuer à la construction d'un monde meilleur sans être taxée de douce utopiste.

Résultat: un livre tout simplement génial, merci beaucoup pour la référence car ça aurait été dommage de ne pas le connaître. Je le conseille vivement à tout le monde !
A consulter aussi, le site de leur tour du monde en 80 hommes : http://www.80hommes.com

par Patrick IBAN publié dans : REFLEXIONS SUR LA SOCIETE
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Dimanche 27 janvier 2008

Le prix du baril sera à 200 dollars en décembre prochain ; tel est le scénario envisagé sur les marchés du pétrole. Au NYMEX (marché d’échange des matières premières de New York), les options d’achat sur ce montant ont été multipliées par 10 dans les deux derniers mois à 5533 contrats, ce qui est d’après Bloomberg News une hausse record pour une période si courte. Les contrats passés en décembre se sont appréciés de 36 % puisque les contrats à terme ont passé la barre des 100 dollars le 3 janvier.

Ce phénomène étant purement spéculatif, il reflète la folie qui s’empare des marchés. Car les spéculateurs n’achètent pas ces options en pensant acheter du pétrole à ce prix là dans un an ; ces options leurs permettent seulement de spéculer avec peu d’argent au départ.




Car les options du NYMEX, permettant d’acheter 1000 barils à la valeur nominale, s’annulent automatiquement si les prix n’atteignent pas la valeur visée ; en revanche, si le prix du pétrole augmente et devient supérieur à leur valeur nominale, elles s’apprécient. Il ne coûte donc presque rien de parier sur un prix si élevé, à si long terme. D’après un analyste, ces chiffres montrent que les investisseurs pensent que le baril peut atteindre 125 dollars en décembre prochain, perspective dont les options ont doublé depuis noël.

Si tous les acteurs de ce marché croient en la loi de l’offre et de la demande, certains pensent que l’offre est limitée et que les prix vont donc augmenter, alors que d’autres voient la demande ralentir au fur et à mesure que les Etats-Unis basculent dans une dépression. L’un des corollaires les plus fous de cette théorie, c’est que certains arrivent à dire : « nous ne sommes pas dans une dépression, regardez le prix du pétrole ! »

Source : http://crise2007.wordpress.com/2008/01/20/les-speculateurs-misent-sur-un-baril-a-200-dollars/

par Patrick IBAN
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Mercredi 29 août 2007

J'ai trouvé ces bonnes feuilles sur l'exclusion... Bientôt l'automne et bientôt l'hiver, sauf si le dérèglement climatique actuel, nous met l'été à Noël et son lot de faits divers et de unes dans nos quotidiens annonçant la mort de dizaines de personnes exclues, dans la rue...

Un de ces exclus, tel un soldat inconnu anonyme survivant sur les champs d'honneur de la misère, a pris sa plume et son clavier et a traduit avec beaucoup d'humour cette vie quotidienne...

Vous pouvez découvrir l'intégralité de son site à l'adresse suivante :
http://webxclusion.ifrance.com/

 

Garantie

Ces pages ne sont accompagnées d'aucune garantie. Tu es entièrement libre d'en faire l'usage que tu veux (en respectant le copyright quand même) mais à tes risques et périls. Le rédacteur et l'hébergeur du site ne sont ni responsables ni coupables d'éventuels dommages survenus avant, pendant ou après consultation.

 

Ce site, offert gratuitement sans obligation d'achat ou d'adhésion à un club, est basé sur une expérience commencée il y a une (bonne) quinzaine d'années et toujours en cours, donc (*) :

a) tout ce qui est décrit ici est obsolète
b) tout ce qui est décrit ici est d'actualité
L'exclusion à la française

En France, six millions d'exclus fêtent l'An 2000 et la civilisation des loisirs, contemplent l'explosion du commerce sur internet, réfléchissent sur les bienfaits de la mondialisation, rêvent de faire des heures sup et de payer l'impôt sur la fortune. Six millions. Pas un de plus.

Qu'attendent donc les cinquante-quatre millions restant ?

L'exclusion laisse beaucoup trop de personnes au bord du chemin et il est temps de la mettre à la portée de tous dans un souci d'égalité et de justice. Les politiques de tous sexes le confirment : l'exclusion est leur principale préoccupation. On peut donc être rassuré, l'exclusion est bien l'avenir de l'Homme.

S'il est très facile de se fracturer le social, inutile d'encombrer les urgences pour autant. C'est pour venir en aide à ceux qui avaient cru de bonne foi qu'il leur serait enfin possible de devenir eux aussi les heureux bénéficiaires de l'exclusion que ces pages ont été écrites. Tu trouveras ici la marche à suivre pour choisir la meilleure galère et déjouer les pièges qui te guettent avant de devenir exclu qualifié.

La longue marche

Devenir exclu de haut niveau ne se fait pas en un jour, mais il faut bien commencer par faire le premier pas. Puis un autre. Et encore un autre.

D'ailleurs, tu passeras ton temps à marcher au hasard des rues. Tu feras démarches sur démarches. La société passera un marché avec toi (d'où l'expression "société de marché"). Tu marcheras de protestation, solidement encadré de récupérateurs solidaires. Tu marcheras dans des combines pourtant recommandées par tes meilleurs amis. Tu découvriras que les bureaux où tu te rendras sont toujours précédés de nombreuses marches afin que tu comprennes bien qui est le supérieur et qui est l'autre. Tu t'apercevras que parmi les 54 millions de non-exclus il y en a un certain nombre prêt à te marcher dessus à la première occasion. Y compris quelques politiques recherchant un marchepied pour grimper dans les sondages.
Pour finir, à toi la gloire de gravir une à une les innombrables marches de la réinsertion qui défileront sous tes pieds tel un escalier roulant pris à rebrousse-poil.

C'est bien la preuve que l'exclusion, pour marcher, ça marche !

Deviens exclu professionnel, c'est l'Etat qui sponsorise

Fonction publique et exclusion sont les deux plus gros employeurs du pays. Dans les deux cas c'est la collectivité qui paie. Attention : le cumul est interdit ! Impossible d'être à la fois fonctionnaire et exclu. En revanche, pour devenir SDF ou RMIste nul besoin de concours, ou alors de circonstances.

Avec un peu de bonne volonté et l'utilisation judicieuse des informations rassemblées ici tu peux toi aussi devenir un exclu. C'est un droit inaliénable reconnu à tout individu.

En 1999, la Bourse de Paris a gagné plus de 40 % tandis que le RMI n'augmentait que de 2 %, c'est dire la marge de progression disponible.

Fais valoir ton droit à l'exclusion : exige des ASSEDIC une indemnité dégressive, de la CAF une prime de Noël, de la Sécu des soins vétérinaires gratuits. Réclame au CCAS des bons d'alimentation pour pouvoir toi aussi manger du poulet d'épuration et du boeuf anglo/portugais étiqueté argentine. Demande au Trésor Public une attestation de non-imposition pour ne plus payer la redevance télé. Fais valoir tes droits auprès de la CRAM pour toucher ton minimum vieillesse. Rappelle à la COTOREP qu'il t'est impossible de te présenter à leurs bureaux parce qu'ils ne sont pas accessibles aux handicapés.

Et ce ne sont que quelques exemples de "lieux communs" qui sont le quotidien de l'exclu de base. Il n'y aurait même pas quelques miettes pour toi ? Allez, un petit effort, l'exclusion se mérite.

Tu seras exclu, mon fils

Pour t'aider à parvenir à tes fins, c'est-à-dire sans moyens, voici quelques-unes des questions qui seront abordées au fil des pages :

  • Pourquoi traverser dans les clous quand la rue est à toi ?
  • Pourquoi respecter une loi qui ne te respecte pas ?
  • Pourquoi payer un loyer quand le ciel est si beau ?
  • Pourquoi crever de faim quand tu peux manger gratuitement ?
  • Pourquoi te tuer au travail puisque tu meurs déjà de froid ?
  • Pourquoi avoir des relations quand tu peux te débrouiller tout seul ?
  • Pourquoi te soigner puisqu'un jour il faudra bien mourir ?
  • Pourquoi réfléchir puisque des spécialistes le font à ta place ?
  • Pourquoi acheter ton billet de train si tu n'as pas de quoi payer l'amende ?

Il est important de bien comprendre que moins tu paies, moins tu as d'argent à ta disposition. Le but à atteindre est d'être tellement fourni en services gratuits que tu n'auras plus besoin d'argent. Autrement dit, l'exclusion te coûtera jusqu'à ton dernier euro. Mais ça en vaut la peine.

Une exclusion réussie est un privilège à vie. Si l'apprentissage peut sembler difficile, tu es ensuite assuré de bénéficier des minima sociaux jusqu'à ta mort. Une fois passé avec succès les quelques mois de formation initiale, il est impossible de détourner l'exclu qualifié du droit chemin. Ce n'est pas l'Agence nationale pour l'emploi qui dira le contraire.

Si tu crains pour ton avenir, deviens exclu et tu auras la possibilité de participer à un formidable mouvement en train de révolutionner la société toute entière. Il ne fait aucun doute qu'on assiste à la naissance d'une nouvelle civilisation. Ce n'est quand même pas un hasard s'il y a de plus en plus de pauvres de plus en plus pauvres et de moins en moins de riches de plus en plus riches ! Ceux qui ne choisiront pas ne pourront que regretter de ne pas s'être décidé plus vite car les meilleures places iront aux plus motivés.

Te voilà prévenu.

Il se trouve qu'en France, être prévenu est déjà largement suffisant pour découvrir l'exclusion...

A vos commentaires...

par Patrick IBAN publié dans : REFLEXIONS SUR LA SOCIETE
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Mardi 28 août 2007
Dans dix ans, Grand-Lahou aura peut-être complètement disparu. Et ses habitants ont beau accusé le réchauffement climatique ou les autorités, rien n'y fait: année après année, l'océan continue d'avancer et d'engloutir l'ancien comptoir colonial ivoirien.

Il y a encore vingt ans, près d'un kilomètre de plage et de cocotiers séparait la mer du centre de Grand-Lahou. Elle est aujourd'hui noyée, victime de l'érosion marine et de la montée des eaux du golfe de Guinée.

"Les blancs (les colons) nous avaient prévenus que si les cocotiers disparaissaient, la mer prendrait notre ville. Nous n'y avions pas cru", se rappelle Maïga, un immigré malien de 70 ans arrivé en 1962 à Lahou.

La mer a rejoint la ville et englouti la boulangerie qu'il y tenait, et dont on ne distingue plus aujourd'hui que le haut des murs entre deux vagues qui continuent d'abattre le vieux "Lahou", ancien comptoir où des missionnaires blancs débarquèrent en 1920 pour évangéliser l'ouest ivoirien.

Au milieu des eaux, des restes de fondations ou de murs attendent d'être complètement submergés. Rien n'est épargné, même les tombes des ancêtres, dans une région où le culte des morts est une religion à part entière.

"C'est une grande désolation de voir le cimetière de nos parents partir dans la mer", lance, très amer, Arsène Assouan Usher, le maire de Grand-Lahou, ancien ministre ivoirien des Affaires étrangères.

Bâtie sur une mince bande de terre entre océan et lagune, la ville, coincée, disparaît peu à peu sous les eaux. En dix ans, elle a perdu les trois quarts de ses 20.000 habitants, partis s'établir à 15 km à l'intérieur des terres, au "Nouveau Lahou".

Selon les experts, elle pourrait avoir totalement disparue d'ici dix ans.

"Le réchauffement de la planète fait déjà des désastres. La montée de la mer menace dangereusement nos côtes par l'érosion, comme à Grand-Lahou", déplorait en juin le ministre ivoirien de l'Environnement, Daniel Aka Ahizi.

Selon une étude de l'université américaine de Columbia, l'élévation du niveau des mers sur les côtes d'Afrique de l'Ouest pourrait atteindre plus de 50 centimètres d'ici la fin du siècle.

Le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec) note de son côté que la montée des eaux du Golfe de Guinée pourrait coûter aux pays côtiers près de 15% de leur produit intérieur brut (PIB). Mais aussi qu'une mise en oeuvre de mesures préventives n'en coûterait que 5 à 10%.

De telles mesures pourraient être prises à Grand-Lahou, explique Kopieu Gouganou, responsable d'une cellule gouvernementale de réflexion sur l'espace lagunaire, "mais cela est très coûteux, surtout en période de crise".

"Lahou est laissée pour compte!", s'indigne Dégny, un habitant de 30 ans, qui accuse l'Etat d'être le principal responsable de la situation.

"Si la ville disparaît, c'est un pan entier de l'histoire du pays qui part avec", prévient M. Assouan, qui réclame une mobilisation nationale pour sauver l'ancien comptoir.

Laissés à leur triste sort, plusieurs milliers de récalcitrants refusent pourtant toujours la fatalité. En mai dernier, des dizaines de jeunes habitants ont ainsi bloqué les routes voisines en criant: "Nous pas bouger!".

Les autorités conseillent de leur côté aux 5.000 habitants qui sont restés "de déménager vers l'autre rive" pour éviter tout risque, et notamment celui, potentiellement dramatique, d'un glissement de la bande de terre.

Et l'exode se poursuit vers le "Nouveau Lahou", où les diverses administrations ont déjà commencé à se replier il y a 10 ans.

(Vu dans l'AFP)
par Patrick IBAN publié dans : PLANETE EN DANGER
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Lundi 27 août 2007
Je ne  sais pas vous mais en regardant cette carte des incendies en Grèce, je ne  peux m'empêcher de me demander comment tout cela est possible .   En avez vous une idée ?

Cliquez ici pour afficher la carte
par Patrick IBAN
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